lundi 22 mars 2010

dimanche 31 janvier 2010



Quelque part dans une lointaine prairie, une fleur prenait son bain de soleil lorsque soudain elle vit une abeille s'approcher. Cette petite abeille avait l’habitude de venir chercher tous les jours l'unique nectar dont elle se nourrissait. Cependant chaque fois qu'une fleur la saluait, la petite abeille l'ignorait. Un jour, devant ce flagrant manque de respect, les fleurs décidèrent de ne plus lui donner de nectar tant qu'elle ne l'aurait pas mérité. Le temps passait et avec lui toute sorte de passants mais la petite abeille, elle, jamais ne revenait. Curieuse, la fleur demanda à l'une de ses amies coccinelle si par hasard, de la petite abeille, elle avait des nouvelles. Son amie la coccinelle lui répondit qu'elle ne savait rien mais promit de passer la voir aussitôt qu’elle le pourrait. Le lendemain les fleurs entendirent un bourdonnement étrange venant de l'horizon discret. La coccinelle était de retour et portait à bout de patte la petite abeille qui, complètement inerte, semblait morte. Un souffle de vie, pourtant, l’habitait encore. Les fleurs s’empressèrent alors de lui donner de quoi reprendre des forces tout en la couvrant de pétales pour réchauffer son corps. La petite abeille reprenait petit à petit ses couleurs. Les fleurs quant à elles comprirent très vite leur terrible erreur. La petite abeille qu'elles avaient si durement rejetée était en fait muette. Attristées par cette découverte, elles prirent soin d’elle du mieux qu’elles pouvaient jusqu’au jour ou la petite abeille se réveilla et pleine de vie, s’envola. Toutefois avant de la laisser partir les fleurs tenaient à lui offrir, un présent, une petite clochette. Se tournant vers elle, l’une d’elles lui tendit le précieux cadeau qui lui permettrait à l’avenir de répondre aux salutations et ainsi de ne plus paraitre ni impolie, ni arrogante, ni incorrecte. Depuis ce jour les fleurs se racontent, de génération en génération, l'histoire de Clochette la petite abeille muette.

dimanche 27 décembre 2009


Fermez les yeux ! fermez les yeux et vous verrez que nous sommes capables de fabriquer de nombreuses images plus ou moins proches de la réalité. Elles forment un univers irréel qui reflète le monde que nous percevons à travers nos sens. Un reflet plus séduisant, un reflet à notre gout, un reflet auquel on pense. Nous parcourons sans cesse ces deux univers, passant de l’un à l’autre aussi facilement que l’on cligne des yeux quand une poussière vient à nous déranger. Parfois, ces deux univers se superposent nous laissant tomber dans l’illusion. Souvent, nous chutons dans ce puits sans fond qui mène droit à notre univers préféré, notre univers de prédilection. Un univers qui nous permet de fuir le monde qui nous ennui, nous contraint ou nous nuit. Une sorte de cachette de laquelle sont remontées toutes sortes d’inventions, d’idées, de fantaisies. D’ailleurs, ô toi, l’ogre mangeur de princes perché sur ta montagne de tarte à la fraise. O toi, la chauve souris qui passe tes nuits à combattre le crime. Non, toi, le drôle d’oiseau blanc tenant une branche d’olivier et faisant pleuvoir des arcs-en-ciel à chacun de tes battements d’ailes, comment te remercier. Tu m'as offert cette grande idée venue de ton repaire, de cet abri qui est si plaisant que l'on ne peut que très difficilement s'en défaire. A quoi bon, en effet, grimper vers cet univers réel devenu si fade? Pourquoi revenir après avoir savouré les merveilles qui se trouvent au fond de ce puits sans pareils? Comment, une fois que nous nous sommes hissés de nouveau jusqu'à la réalité, pouvons-nous lutter pour la changer alors que nous sommes encore tellement imprégnés du gout de la facilité, de la peur de la dégringolade? Un jour, un homme très riche est sorti d'un de ces puits. Il amena son fils à la campagne pour lui montrer qu’avant de tout avoir, il n’avait rien. Au retour, le père demanda à son enfant: " Qu' as tu appris durant ces quelques jours loin de tous nos biens?" Le fils répondit : «J'ai appris que nous n'avions qu'un chien triste et enfermé dans la villa quand eux ont toutes sortes d’animaux qui gambadent dans les prairies là bas, que nous n'avions qu'une piscine qui ne sent pas bon quand eux ont une grande crique pleine de poissons, que nous n'avions que des lampadaires dans notre jardin quand eux ont des étoiles partout dans le ciel qui scintillent même le matin , que nous n'avions qu'une une petite pelouse qui donne sur la rue quand eux ont des champs à perte de vue, que nous ne faisions qu’acheter nos fruits et légumes quand eux les cultivent et les fument, que nous n’avions que des murs autour de notre propriété quand eux ont des amis pour les protéger». Fermez les yeux! Fermez les yeux et demandez vous vraiment si l’imagination invente réellement?

Bonjour à vous chers auditeurs et bienvenue sur radio double jeu, la radio qui fait grimacer les fallacieux… Sur les ondes avec nous aujourd’hui, Monsieur Ecolo ! Merci d’avoir accepté notre invitation ! Comment aller vous mon cher monsieur ? « Il faut sauver la planète, la nature et les animaux en voie d’extinction ! » « Il faut sauver les arbres de la déforestation ! » « Les océans, l’air, ainsi que la couche d’ozone de la pollution! » Quelle drôle de façon vous avez, mon bon monsieur, de me dire comment vous allez! En tout cas voila des slogans drôlement bien rodés ! Vous pensez donc que le destin de notre planète est si sombre qu’il nous faut des à présent nous révolter? « Il faut sauver la planète, la nature et les animaux en voie d’extinction ! » « Il faut sauver les arbres de la déforestation ! » « Les océans, l’air, ainsi que la couche d’ozone de la pollution! » Votre disque est rayé, vous savez !!! N’avez-vous donc rien d’autre à ajouter ? « Il faut sauver la planète, la nature et les animaux en voie d’extinction ! » « Il faut sauver… » Oui ! On a capté, mais il va falloir émettre désormais ! Alors si c’est tout ce que vous avez à dire, vous allez vous taire et me laisser parler. Parler de sauver la planète, la nature et les animais ou vais-je !!! Il m’a contaminé !!! Cet homme est très contagieux, éloignez le, enfermez le ! De quel mal souffre t il, lui qui pour tout symptôme n’a qu’un bégaiement prononcé qui semble se propager. De quelle infection a t il été diagnostiqué, lui qui rabâche que nous devons nous sauver ? Fuyez alors chers auditeurs car maintenant vous savez qu’une maladie des plus virulentes semble vouloir vous infecter ! Sauver vous tant que vous le pouvez ! Esquivez cet étrange mal comme si votre vie en dépendait ! Ce mal si paradoxale car venant d’un homme qui ne voulait que nous sauver ! Non, attendez ! A aucun moment il n’a parlé de nous cet aliéné. Voulait il sauver la planète de nous ou pour nous, l’humanité. Non, cet insensé penserait il que la nature a besoin de nous pour exister ? Besoin de cet homme capable de dire qu'il faut construire les villes à la campagne car l'air y est plus pur, de cet homme qui dit qu'il faut manger du castor pour sauver les forets ?! Combien de civilisations entières ont été, par les séismes, les tsunamis, les ouragans, et autres éruptions volcaniques, emportées. Il est l’heure monsieur le timbré de dire que depuis toujours c’est vous et vous seul que vous voulez sauvez sans vous l’avouer ! « Peur, Peur, Peur … » Attention ! Ecoutez ! Monsieur Ecolo a changé le disque qui tournait tout a l’heure ! « Peur ! Peur de constater qu'elle peut me faire plus de mal que je ne pourrais jamais lui en causer. Peur de m’avouer qu’il serait trop difficile de me passer de ma voiture, de mon chauffage, de ma télé. Peur de me dire que je préfère mettre en péril la vie de mes enfants plutôt que de renoncer à la dernière babiole vu dans une publicité. Peur de constater que sur une balance, je pèse plus lourd que le monde entier. » Vous venez de me remémorer, monsieur, un vieux conte que l’on m’avait raconté. L’histoire d’un vieil homme à qui l’on avait volé son cheval sur une place de marché. Fou de rage, il prit tout le monde à parti et se mit à crier. Si son cheval ne lui était pas rendu, il ferait exactement ce que son grand père avait fait lorsqu’on lui avait volé le sien. Dans la foule présente autour de lui, les gens s’interrogeaient sur cet homme dont ils ne savaient rien. Qui était t’il et surtout qui était ce grand père dont il venait de parler? Son grand père était un fou disaient les uns, un sorcier chuchotaient les autres, un guerrier aux mains pleines de sang pour d’autres encore quand soudain, un homme sortit de la foule et se dénonça. Il implorait le pardon tout en jurant qu’il ne s’agissait que d’une blague et suppliait qu’on ne lui en veuille pas ! Il rendit le cheval et demanda au vieil homme de lui raconter ce qu’avait fait son grand père lorsque son cheval lui avait été dérobé. Le vieil homme lui répondit que lorsque son grand père se retrouva sans cheval, il n’eut d’autres solutions que de se trouver un autre cheval pour se déplacer! Un dernier mot Monsieur Ecolo avant de nous quitter ? « Oui, de quoi avons-nous si peur qu’on en préfère l’hypocrisie à la vérité? »

(...)



Commencez par faire un cercle et entourez le de petits traits pour faire ses rayons. Aussi simple à représenter qu'il nous parait anodin ce petit rond. Tout seul, la haut, dans le ciel, si banal, presque insignifiant. Il nous est la plupart du temps complètement indifférent et pourtant, il prend quand on le regarde de plus près une tout autre ampleur, un visage totalement différent. On apprend que s'il s'éloignait de notre petite planète, ne serait ce que d’un cheveu à l’échelle de l’univers, il pourrait nous la transformer en un immense cimetière, une nécropole gelé. On découvre également qu'il peut, en s'en rapprochant d'un poil, nous obliger à rajouter quelques degrés sur l’échelle des grands brûlés. Un, deux, trois, soleil ! Pourvu que tu ne bouges pas et pourvu que ta collègue la lune en fasse autant ! Oui, j’espère qu’elle suivra encore longtemps son orbite sans en dévier d’un cil car personne, moi le premier, ne voudrait voir nos si paisibles marées se transformer en tsunamis, vous savez, les fameux ras de marée. Bien plus facile à dessiner, vous avez la couche d’ozone ou quand une feuille blanche et vierge suffit pour croquer celle sans qui nous serions tous anéantis. Tous, détruits par une pluie de pierres extraterrestres qui elles, bien que perdues, ne recherche pas le moyen de rentrer maison. Du reste, à notre joli dessin nous pourrions également ajouter des nuages car le ciel n'est jamais si beau que lorsque le traversent ces gros bidules cotonneux aux formes si variées. Ces machins trucs desquels tombe une eau étrangement potable qui nous permet de nous régaler avec nos boissons préférées et accessoirement de ne pas décéder. Tiens, en parlant de choses essentielles pour ne pas trépasser. Savez vous quelle est la chose que tout le monde dessine sans même le savoir? C'est l'oxygène que l'on respire sans même nous en apercevoir. Plus facile à dessiner tu meurs! Plus aisé à obtenir, tu pleurs! Il vous suffit de prendre quelques végétaux qui, vous l’aurez remarqué, sont incroyablement singuliers le long de nos sentiers. Donnez leur un océan d’eau douce et fraîche, saupoudrez de vos si rares déchets et ils se feront une joie immense de vous donner le moyen, que dis-je, les moyens de rester entier. Les moyens parce qu’en plus de vous donner de quoi respirer, ils vous donneront également de quoi vous rassasier ! J’étais en effet à deux doigts d’oublier que nous pouvions également de faim nous effacer ! Pas de gomme pour nous exterminer grâce à nos amis les végétaux alors j'espère que vous ne serez pas contre un peu de verdure dans notre tableau. Arbres ou fleurs, je les ai souvent dessinés et j'avais, à ces occasions, remarqué que nous étions loin de leur être reconnaissant. Par contre, je sais que d’autres le sont vraiment. Entre autres, les insectes, les oiseux et le vent, qui participent activement à garder tout ces machins verts qui nous sont si vitaux, vivants. Bien évidemment, jaloux nous aurions pu être si nous n'avions pas pareillement les nôtres dans notre petit être. Tout un tas de petites choses en nous qui, dès que quelque chose tente de nous détruire, sont capables de livrer combat dans, des guerres épiques, d'héroïques sacrifices! J’avais, à ce propos, dessiné jadis un de ces champs de bataille, une cicatrice. Je trouvais qu’elle donnait plus de caractère à mon personnage, plus de charisme. L’apparence d’un survivant! Un rescapé très reconnaissant qui me rappelle qu'il est l'heure pour moi de vous dépeindre deux histoires des plus extraordinaires. Alors posez vos crayons le temps que père K sort et vous raconte ses histoires. Il était une fois un enfant qui, attaché devant un peloton d’exécution, avait perdu tout espoir. Dix tireurs d’élites lui faisaient face et n'attendaient de leur chef qu'un seul ordre pour l'abattre. Feu et dix balles s'élancèrent dans un bruit discontinu. Le condamné, lui, après coup et malgré tout était encore debout. Le chef ordonna donc aussitôt de rechargez les armes et de retenter le coup. Pan et les balles sifflaient de nouveau dans un bruit sourd et plus irrégulier encore. Le prisonnier, lui, après coup et malgré tout avait les yeux fermés mais respirait plus fort. Excédé, le chef prit alors son arme et la vida à bout portant sur la tête de l'enfant en larmes. Trente coups de feu furent tirés sur un gamin immobile mais pas un seul n'avait touché la cible. Le chef s'adressant à ses soldats dit qu'il devait y avoir une explication et il y en avait une, les soldats tiraient tous à blanc ! Il s'agissait en fait d'un stratagème mis en place par des parents courageux pour sauver leur seul et unique enfant. Extraordinaire n'est ce pas mais attendez d'entendre la prochaine histoire que je m'en vais vous raconter de ce pas. Cette fable nous emmène dans un désert où, pendant un voyage, deux hommes se sont égarés. Exténués et assoiffés, ils étaient sur le point de succomber quand soudain ils tombèrent sur un magnifique palace construit seul au milieu de cet immense espace. L’un d’eux se demandait qui avait bien pu construire ce palais. L’autre lui répondit que ce ne pouvait être que la nature. Intrigué, le premier lui demanda comment la nature avait pu construire un château, le meubler et y entreposer toutes ces délicieuses choses à boire et à manger. L'autre lui répondit qu’il y avait ici des pierres que l’érosion de l’eau et des vents pendant des siècles avait transformées en murs. Surpris par cette réponse il lui demanda alors comment les pendules et les tapis avait pu être fabriquer par la nature . L'autre répliqua sans hésiter que la laine des troupeaux de moutons s'était envolée, mélangée, puis avait rencontré des minerais colorés qui l'avait teintée. Quant au fer des pendules, il s'était usé et coupé en cercles pour, au fil des siècles, prendre cet aspect ! Stupéfait par ces réponses et préférant se désaltérer plutôt que polémiquer, l'homme ne demanda même pas comment boissons et nourritures, avaient pu, dans ce château exilé, se retrouver! Quand je vous disais que la nature était sympa... Maintenant à vos pinceaux et dites moi... Doit-on la vie à des coïncidences ou pas?