
Commencez par faire un cercle et entourez le de petits traits pour faire ses rayons. Aussi simple à représenter qu'il nous parait anodin ce petit rond. Tout seul, la haut, dans le ciel, si banal, presque insignifiant. Il nous est la plupart du temps complètement indifférent et pourtant, il prend quand on le regarde de plus près une tout autre ampleur, un visage totalement différent. On apprend que s'il s'éloignait de notre petite planète, ne serait ce que d’un cheveu à l’échelle de l’univers, il pourrait nous la transformer en un immense cimetière, une nécropole gelé. On découvre également qu'il peut, en s'en rapprochant d'un poil, nous obliger à rajouter quelques degrés sur l’échelle des grands brûlés. Un, deux, trois, soleil ! Pourvu que tu ne bouges pas et pourvu que ta collègue la lune en fasse autant ! Oui, j’espère qu’elle suivra encore longtemps son orbite sans en dévier d’un cil car personne, moi le premier, ne voudrait voir nos si paisibles marées se transformer en tsunamis, vous savez, les fameux ras de marée. Bien plus facile à dessiner, vous avez la couche d’ozone ou quand une feuille blanche et vierge suffit pour croquer celle sans qui nous serions tous anéantis. Tous, détruits par une pluie de pierres extraterrestres qui elles, bien que perdues, ne recherche pas le moyen de rentrer maison. Du reste, à notre joli dessin nous pourrions également ajouter des nuages car le ciel n'est jamais si beau que lorsque le traversent ces gros bidules cotonneux aux formes si variées. Ces machins trucs desquels tombe une eau étrangement potable qui nous permet de nous régaler avec nos boissons préférées et accessoirement de ne pas décéder. Tiens, en parlant de choses essentielles pour ne pas trépasser. Savez vous quelle est la chose que tout le monde dessine sans même le savoir? C'est l'oxygène que l'on respire sans même nous en apercevoir. Plus facile à dessiner tu meurs! Plus aisé à obtenir, tu pleurs! Il vous suffit de prendre quelques végétaux qui, vous l’aurez remarqué, sont incroyablement singuliers le long de nos sentiers. Donnez leur un océan d’eau douce et fraîche, saupoudrez de vos si rares déchets et ils se feront une joie immense de vous donner le moyen, que dis-je, les moyens de rester entier. Les moyens parce qu’en plus de vous donner de quoi respirer, ils vous donneront également de quoi vous rassasier ! J’étais en effet à deux doigts d’oublier que nous pouvions également de faim nous effacer ! Pas de gomme pour nous exterminer grâce à nos amis les végétaux alors j'espère que vous ne serez pas contre un peu de verdure dans notre tableau. Arbres ou fleurs, je les ai souvent dessinés et j'avais, à ces occasions, remarqué que nous étions loin de leur être reconnaissant. Par contre, je sais que d’autres le sont vraiment. Entre autres, les insectes, les oiseux et le vent, qui participent activement à garder tout ces machins verts qui nous sont si vitaux, vivants. Bien évidemment, jaloux nous aurions pu être si nous n'avions pas pareillement les nôtres dans notre petit être. Tout un tas de petites choses en nous qui, dès que quelque chose tente de nous détruire, sont capables de livrer combat dans, des guerres épiques, d'héroïques sacrifices! J’avais, à ce propos, dessiné jadis un de ces champs de bataille, une cicatrice. Je trouvais qu’elle donnait plus de caractère à mon personnage, plus de charisme. L’apparence d’un survivant! Un rescapé très reconnaissant qui me rappelle qu'il est l'heure pour moi de vous dépeindre deux histoires des plus extraordinaires. Alors posez vos crayons le temps que père K sort et vous raconte ses histoires. Il était une fois un enfant qui, attaché devant un peloton d’exécution, avait perdu tout espoir. Dix tireurs d’élites lui faisaient face et n'attendaient de leur chef qu'un seul ordre pour l'abattre. Feu et dix balles s'élancèrent dans un bruit discontinu. Le condamné, lui, après coup et malgré tout était encore debout. Le chef ordonna donc aussitôt de rechargez les armes et de retenter le coup. Pan et les balles sifflaient de nouveau dans un bruit sourd et plus irrégulier encore. Le prisonnier, lui, après coup et malgré tout avait les yeux fermés mais respirait plus fort. Excédé, le chef prit alors son arme et la vida à bout portant sur la tête de l'enfant en larmes. Trente coups de feu furent tirés sur un gamin immobile mais pas un seul n'avait touché la cible. Le chef s'adressant à ses soldats dit qu'il devait y avoir une explication et il y en avait une, les soldats tiraient tous à blanc ! Il s'agissait en fait d'un stratagème mis en place par des parents courageux pour sauver leur seul et unique enfant. Extraordinaire n'est ce pas mais attendez d'entendre la prochaine histoire que je m'en vais vous raconter de ce pas. Cette fable nous emmène dans un désert où, pendant un voyage, deux hommes se sont égarés. Exténués et assoiffés, ils étaient sur le point de succomber quand soudain ils tombèrent sur un magnifique palace construit seul au milieu de cet immense espace. L’un d’eux se demandait qui avait bien pu construire ce palais. L’autre lui répondit que ce ne pouvait être que la nature. Intrigué, le premier lui demanda comment la nature avait pu construire un château, le meubler et y entreposer toutes ces délicieuses choses à boire et à manger. L'autre lui répondit qu’il y avait ici des pierres que l’érosion de l’eau et des vents pendant des siècles avait transformées en murs. Surpris par cette réponse il lui demanda alors comment les pendules et les tapis avait pu être fabriquer par la nature . L'autre répliqua sans hésiter que la laine des troupeaux de moutons s'était envolée, mélangée, puis avait rencontré des minerais colorés qui l'avait teintée. Quant au fer des pendules, il s'était usé et coupé en cercles pour, au fil des siècles, prendre cet aspect ! Stupéfait par ces réponses et préférant se désaltérer plutôt que polémiquer, l'homme ne demanda même pas comment boissons et nourritures, avaient pu, dans ce château exilé, se retrouver! Quand je vous disais que la nature était sympa... Maintenant à vos pinceaux et dites moi... Doit-on la vie à des coïncidences ou pas?
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